Réunion atelier Observation économique et statistique

Constats existants, enquêtes, budget,…

Reprise des constats effectués lors des travaux de la commission UMP et pour le rapport au premier Ministre.

  • Les chiffres qui sont donnés ne sont élaborés que par des enquêtes, elles même fluctuantes au gré des budgets et des marchés publics avec les intervenants (DGCIS, ATOUT France, BANQUE DE France).
  • Ces enquêtes sont déclaratives mais servent à la comptabilité de la nation.
  • Ce qui a changé depuis 2008 c’est l’adoption des comptes satellites tel que demandé par Eurostat au format international (OCDE) avec une première version reformulée (2005-2010) puis les comptes annuels.
  • Ce qui a changé dans le monde de l’observation et de la statistique depuis 2008 c’est l’importance du numérique et des capacités à recenser, capter, travailler et extraire les donné
  • Le monde numérique impose la dématérialisation des données et des échanges, internet publie ces données de façons très diverses, mais une foison de données existent bel et bien dans tous les domaines.
  • La géo localisation des personnes (et bientôt des biens), via les smartphones, les modes de règlements, le comportement des consommateurs, toutes ces données existent et sont à disposition publique (rarement) et privée (pour les besoin de gestion de marketing et de stratégie des entreprises)

 

Pistes de propositions et interrogations :

Certes, il faut continuer les enquêtes, mais le tourisme a besoin d’un outillage complet en matière de statistique et d’un pilotage concerté, maitrisé et centralisé.

  • Le pilotage concerté ne peut se faire qu’avec l’ensemble des acteurs du secteur, tout autant ceux qui possèdent des informations que ceux qui en ont besoin
  • Un pilotage maitrisé en terme de besoins et de couts, par un cahier des charges précis, élaboré en concertation avec le milieu de la recherche Universitaire et les statisticiens, afin d’établir l’ensemble des tableaux de bords né
  • La maitrise budgétaire peut passer aussi par la possibilité de « vente de données», en effet le « monde des chiffres » est devenu un monde marchand très rentable.
  • La maitrise stratégique peut aussi être publiée, à l’instar des publications d’observations des Universités Anglo-Saxonnes, publications attendu et d’une influence forte et croissante.
  • Un pilotage centralisé dans son management et son organisation, par exemple par une cellule statistique au sein de la DIOCIT que nous appelons de nos vœux et par un organe opérationnel regroupant les acteurs, sous forme de groupement d’intérêt économique dans l’esprit et peut être dans sa forme juridique.
  • Un pilotage centralisé mais une déclinaison territoriale, voir locale, suivant les besoins et les moyens disponible, quelque peu à l’inverse de ce qui se pratique aujourd’hui, ou l’observation locale s’agrège pour essayer d’établir un schéma d’observation national (utilisant les budgets territoriaux, les ORT conduisent une observation, commandent des données à l’INSEE ou autre mais sans réel lien.)

Étudier précisément la participation de l’INSEE au dispositif global, au niveau national et régional, décider politiquement des moyens alloués (il est rappelé que certains secteurs bénéficient historiquement de moyens considérables, par exemple l’agriculture) et remettre en cohérence ces moyens avec l’importance, les enjeux et les perspectives du secteur de l’industrie touristique

Sans établir mathématiquement une relation « 7% du PIB = 7% des ressources de l’INSEE soit 420ETP» il faut néanmoins sortir de la situation actuelle (35 ETP).

Etudier aussi précisément la liste des services et produits participants à une économie présentielle, les consommations d’eau, électricité,…la production de déchets,…l’utilisation des services,..

Ré étudier les possibilités liées au mode de règlements électroniques, notamment auprès du groupement des cartes bancaires, qui captent le flux total des règlements des étrangers et une partie des règlements de Français.

  • Hormis le nom du porteur d’une carte bancaire, toutes les autres informations contenues sur la piste magnétique de la carte et au sein du TPE télétransmis au GIE CB sont intéressants, le code banque donne la nationalité de la banque, le montant bien sur, le code APE du commerçant donne la nature de la consommation, le code postal donne exactement le lieu de la transaction.
  • En 2008 82% des paiements effectués par les étrangers l’étaient par CB
  • Pour la consommation des Français cela sera moins précis car les commerçants possèdent une assurance forfaitaire qui n’oblige pas à télétransmettre toutes les transactions, mais juste celles dépassant un certain montant (différent suivant les établissements bancaires), toutefois cela peut donner un certain nombre d’
  • Les couts d’extractions et de stockage des données, élevés en 2008 ont certainement beaucoup évolués à la baisse depuis.