« Quand je me regarde je me rassure, quand je me compare je m’inquiète »

Selon l’INSEE, en France, la saison touristique estivale 2015 a battu tous les records de fréquentation. Le nombre de nuitées a été noté en augmentation de +2.9% par rapport à 2014 et toutes les Régions, en particulier les littoraux ouest de la France, ont tiré leur épingle du jeu. Bravo ! On ne peut que s’en réjouir.

Il faut toutefois noter que, selon cette même publication de l’INSEE, l’augmentation du nombre de nuitées des français serait estimée à +4%, celle concernant les étrangers plafonnant à +0.9%.

Or, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme et pour l’ensemble de l’année 2015, le nombre d’arrivées internationales sur l’ensemble de l’Europe aura été en croissance de +5% en 2015 (ce qui la place en tête des destinations mondiales en termes de croissance). On peut y voir là, en particulier, les effets de la baisse de l’Euro mais aussi les conséquences néfastes pour les pays des rives sud et est de la méditerranée des graves crises géopolitiques et sécuritaires.

Cet état de fait a certainement concouru à réorienter le marché touristique vers l’Europe, alors qu’on ne retrouve pas pour la France ces mêmes taux de croissance. D’ailleurs les résultats et tendances observés pour les pays d’Euro méditerranée concurrents (Portugal Espagne, Italie, Grèce, Croatie,…) sont très nettement supérieurs sur ces mêmes périodes.

Ainsi, notre année 2015 dite « record » aura, encore une fois, connu une croissance molle de notre industrie touristique.

Attention aux effets d’affichage ! Derrière les meilleurs résultats obtenus d’une année sur l’autre se cache la dure réalité de notre perte continue de parts de marché.